Gélule-love

•janvier 16, 2012 • Laisser un commentaire

paradis.com, vidéo-poème

•avril 12, 2011 • 1 Commentaire

paradis, conte sub-urbain

•janvier 2, 2011 • Laisser un commentaire

paradis, conte sub-urbain (vidéo, extrait)

•décembre 26, 2010 • 1 Commentaire

enfer, conte sub-urbain (épisode 2)

•décembre 11, 2010 • Laisser un commentaire

nuits-rage une, vidéo-poème

•décembre 11, 2010 • Laisser un commentaire

Paranorgraphies mentales, vidéo-poèmes (extrait)

•juin 14, 2010 • Laisser un commentaire


transplantations vides_annexées.champs numériques</retour.

Paranorgraphies mentales, vidéo-poèmes (extrait de la vidéo)

•avril 8, 2010 • Laisser un commentaire

alice, poème sonore

•avril 5, 2010 • Laisser un commentaire

“alors alice égorge les lapins dans les fleurs, et les tasses à thé tremblent dans le bassin. alice nage dans la piscine, la piscine est rouge. alice fait des brasses entre les lapins dans la piscine, la reine renverse la piscine, la reine ramasse la serviette d’alice. les lapins sèchent dans les séchoirs du jardin. alice est dans le rêve de la reine. la reine se promène dans les jardins. alice est là. alice nage dans la piscine. la reine avance jusque sur le rebord de la piscine. les cheveux d’alice sont rouges dans la piscine. la reine se penche dans la piscine, ses doigts tremblent dans la tasse à thé. alice prend la tasse à thé des mains de la reine, alice boit. la reine tremble, les gouttes de plaisir de la reine tombent dans les cheveux d’alice quand les cheveux de la reine tremblent de désir dans le rêve d’alice. la reine touche alice. la tête d’alice se balance dans le jardin. alice lèche ses doigts dans les jardins de la reine, la reine sourit. la reine se roule par terre en criant de plaisir, alice répand des chosesur le corps de la reine, la reine dit : alice fait des traces de rouge dans les fleurs avec sa bouche, alice essuie ses mains dans les fleurs après avoir bu le thé dans mes doigts et le jardin sent les fleurs. alors alice s’avance. le jardin est fermé par les gardes de la reine, la reine fait des photographies des traces d’alice, alice se roule dans les jardins. la reine dit : les jardins sont sur mes doigts, je bois la tête d’alice dans la tasse à thé, le jardin est lourd. la reine coupe la queue des fleurs entre les jambes des gardes, alice répand ses doigts dans les cheveux des gardes, alice ronronne comme les lapins. Alors la reine s’avance, la reine gifle alice en jetant les lapins contre les murs. la reine gifle alice dans les yeux. Les murs rient de désirs dans les fleurs, la reine respire l’odeur des fleurs dans les yeux d’alice. la reine avance dans le jardin. les gardes tremblent en avalant leur salive. la reine mord les doigts des gardes jusqu’au sang, les gardes tombent dans les orties. les lapins se jettent sur les gardes en hurlant de bonheur. alors alice se roule par terre de rire. la reine secoue les murs dans les cheveux d’alice, les murs tombent de désir dans les doigts de la reine, la reine mange le désir des murs sur la peau retournée d’alice, alice rit. la reine dit je suis ravie d’avoir alice à diner. la reine regarde alice, alice égorge les fleurs dans les jardins avec les os des lapins. la reine regarde alice : alice égorge les gardes en rampant dans leurs cheveux. alice fait la pute dans les jardins, les lapins jouent dans les cheveux d’alice et le lapin est là qui mange dans les doigts coupés d’alice. alors la reine pleure, ses yeux glissent dans les yeux des os et les bras des lapins. la reine s’avance : les bras de la reine sont lourds des fleurs coupées par alice et le jardin sent les fleurs. et l’odeur des fleurs est dans mes cheveux. la reine touche mes cheveux, le jardin sent les fleurs dans les lapins. la reine passe dans le jardin, le sang sur ses mains tombent dans les allées et les fleurs crient en saignant les lapins, la reine hurle de désir. mais alice est là, la tête d’alice fond dans les doigts coupés des gardes. alice regarde sa tête dans les mains des gardes, alice répand des fleurs sur sa peau pour sentir l’odeur des jardins sur son ventre, la piscine s’ouvre dans le jardin. alors tatiana entre, la piscine se renverse dans le ventre des lapins, le lapin est rouge de désir dans les fleurs. les lapins jettent des seaux d’eau contre le ventre de tatiana, tatiana court dans le jardin. alice dit : les yeux de tatiana roulent sous les fleurs : tatiana avance dans le jardin, tatiana se roule par terre de rire et de désir de tomber dans les fleurs en écartant les jambes sous les lapins. alice dit : la bouche de tatiana est rouge, le ventre de tatiana mange le désir des jardins et tatiana se roule de désir dans les fleurs, alice dit : tatiana crie dans les jardins pour faire hurler les lapins, alors tatiana s’avance, tatiana gifle alice. alice est trempée. alice dit tatiana est là qui mange le désir dans les fleurs, les fleurs sont en marche dans le jardin.” (alice, sandrine deumier 2009)

Les murs, chronique antipersonnelle (vidéo-poème 2010)

•avril 5, 2010 • Laisser un commentaire

Les passants. (à l’endroit où pousse la ville.
J’ai froid. Je garde la surface grise des peaux contre la vitre des trains, la poussière illuminée des phares de voiture dans la nuit, et le cri scintillant des passants dans le remugle précipité des feux clignotants. J’attends le froid, la pluie – grillée dans l’amertume des corps, et me perdre. Je ne t’attends plus. Tu m’entends ? Ne m’attends plus. Les routes passantes grillent des trottoirs rouges incendiés dans les parterres hirsutes des mouchoirs sales imbibés. Qu’est-ce que tu fais là ? Les mains moites malingres à tracer des grilles imaginaires sur ton jean, j’entends couler les flots d’ordures rouges contre le filet sale des trottoirs. Le gluant reflet des nuits s’efface de ta peau. Je mords ta peau, les traces brillantes de mes dents contre le revers hybride de ton pull.
Reste un peu, tu veux ? Je coulerai du béton dans ta bouche, le gris de ta peau sur la morsure de ma langue. La ville enfle autour de toi. Reste avec moi. Je te parlerai tout bas, je passerai des couches de gris sur ta peau, j’endormirai ton cœur, je mangerai tes dents contre le gris brillant des murs. Les immeubles dans l’orbite de ta langue coulent dans le reflet clignoté des vitrines, j’étends des lignes de linges entre les rues. Les rues s’emplissent du bruit grillagé des linges étendus, je jette des papiers couverts de tes mots : les papiers emplissent les trottoirs et vont cogner contre la bouche des passants. J’entends les sillons de bitume couler les passants dans les caniveaux. Quelqu’un hurle. La pluie rouge coule entre mes dents. La nuit infini parcoure ma langue, le temps glisse autour de toi. Elle dit : je glisse contre les murs, la nuit s’étend autour de toi. J'étends ma peau contre le cerne inerte irradiant du bitume, la ville croupit – dans la nuit j'entends le bord du trottoir glisser dans le bitume : mes pieds glissent dans les trajets répétés des pas des passants, j’entends les bruits de leurs chaussures cogner contre l’asphalte : les passants brûlent la ville.
Elle dit : je déchire la rue dans mes mains. Je marche. J’avance dans le rebord bleu des trottoirs. Dans le trajet qui va de la ville aux murs invisibles de ta peau, les murs tournent à vide. Elle dit ma main glisse dans les caniveaux endormis, la ville est avec moi. Sur la surface striée des trottoirs, les oiseaux passent dans les fils électriques. Leurs cris figés contre les filets trouent les bruits de lumières inertes des immeubles encastrés. Les passants roulent sur le trottoir. Elle dit : j’entends le cri mécanique des volets qu’on déroule sur leurs pieds.
Ta main glisse dans la pluie rouge. Les passants cognent leurs mains dans les volets mécaniques des murs. J’entends la pluie de leurs mots contre le grillage abrité de leurs fenêtres coupées. Elle dit : des toits tombent des pluies de lumières abritées qui sifflent contre ta peau. Reste là. J’entends les passants ronronner sur le trottoir, leur peau sur le rebord des murs. Les passants nagent dans les caniveaux, tu dors contre ma main. Elle dit : le bruit court sous les trottoirs, j’entends les rats ruer dans le bitume à l’endroit où pousse la ville. Elle dit : endors-toi. J’entends les passants vomir dans les bassins et les rats courber le dos contre les grilles. Elle dit : j’entends la pluie crisser dans la congélation des rues.
Je dors sur la couche grise étendue de la ville. La ville scintille autour de moi. J’ai craqué ma peau sur tes doigts. Elle dit : la ville dors dans le reflet gris retiré de tes yeux. La ville est en moi. Tu dors sur la surface grise éteinte de la ville, ton corps muré dans le rebord des yeux des passants. Elle dit : dépêche-toi la ville arrive par les trous des yeux des passants. La rivière des lumières enfle autour de toi, j’entends les immeubles s’effondrer dans les rues : la ville ramasse sa peau sur le revers des pas des passants, la ville remue en toi." (Les passants, sandrine deumier 2007)

 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.